Mots-clefs

,

Cabaret Lucerna. Lucie König expose des photographies où l’on voit des coiffures d’autrefois. Visage dévasté. Parfois elle obtient un effet quand le nez est levé, le bras dressé et tous les doigts tournés. Visage flasque. – Longhen (peintre Pittermann) farces mimiques. Une réalisation visiblement sans joie, mais dont on ne peut penser qu’elle soit si triste, car sinon elle ne serait pas représentée tous les soirs, surtout qu’elle était déjà si triste au moment de son invention qu’aucun schéma satisfaisant n’est apparu qui aurait épargné les apparitions assez fréquentes de l’homme tout entier. Joli saut de clown par-dessus un fauteuil dans le vide des coulisses latérales. L’ensemble rappelle une représentation dans un cercle privé où l’on applaudit particulièrement une réalisation pénible et insignifiante parce qu’on souhaite se montrer sociable, et afin que le « moins » de la représentation soit parfaitement arrondi par le « plus » des applaudissements. – Le chanteur Vasata. Si mauvais qu’on se perd à le regarder. Mais comme c’est un homme robuste il arrive malgré tout à conserver tant bien que mal l’attention du public grâce à une force animale dont je suis certainement le seul à être conscient. – Grünbaum agit grâce à la désolation de son existence, qui n’est soi-disant qu’apparence. Odys danseuse. Hanches raides. Une véritable absence de chair. Ses genoux rouges me vont pour la danse « Etat d’âme printanier ».

Publicités