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Au B. Suha avant avant-hier. La Juive avec un visage étroit, ou plutôt un visage qui se perd dans un menton étroit, mais qui est secoué dans sa largeur par une coiffure longue et onduleuse. Les trois petites portes qui, de l’intérieur du bâtiment, mènent au salon. Les clients comme dans un corps de garde sur une scène, boissons sur la table, on y touche à peine. Celle au visage plat dans une robe grossière qui commence seulement à bouger tout en bas, au niveau de l’ourlet. Quelques-unes habillées ici et par le passé comme des marionnettes de théâtre pour enfants, comme on en vend au marché de Noël c’est-à-dire avec des ruches et de l’or collés et cousus à points lâches, de telle façon qu’on puisse les découdre d’un coup et qu’elles partent en lambeaux entre vos doigts. La tenancière à la chevelure blonde mate fortement tirée sur des bigoudis certainement dégoûtants, au nez qui descend de manière abrupte, dont la direction est dans un rapport géométrique quelconque avec les seins tombants et le ventre maintenu raide, se plaint de maux de tête causés par le fait que c’est samedi aujourd’hui, qu’il y a du vacarme et il n’en est rien.

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