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« Imitatrice d’hommes » est en vérité une dénomination qui ne convient pas. Comme elle est plongée dans son caftan, on oublie totalement son corps. C’est uniquement à travers le tressaillement de ses épaules et le roulement de son dos, comme sous l’effet d’une morsure de puce, qu’elle nous rappelle l’existence de son corps. Quoique courtes, ses manches doivent être remontées juste un peu à chaque instant, ce dont le spectateur se promet un grand soulagement pour cette femme qui doit tant chanter et expliquer sur un mode talmudique, et celui-ci fait même attention que ce geste se produise.

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